Prisonniers politiques: le régime en place ne fabrique pas de preuve…
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Prisonniers politiques: le régime en place ne fabrique pas de preuve…

Les maisons de détentions béninoises détiennent de nos jours, plus d’autorités politico administratives. Cet état de choses est qualifié de détention politique et/ou d’acharnement politique par bon nombre de béninois. Mais, à y voir d’un œil rationnel, ces soi-disant victimes de ceci ou de cela ne sont pas exempts de reproches.

Par Anicet TIDJO

Le régime Talon a fait prisonniers plusieurs cadres de l’administration publiques ; des opérateurs économiques et des acteurs politiques pour des faits dont ils sont auteurs ou co-auteurs. En tête d’affiche, ils ont pour nom, Laurent Metognon, Adbou Saliou Youssao, Célectin Ahonon, Taofic Mohamed Hinnouho. D’autres noms, Léhady Vinagnon Soglo, Idrissou Bako, Valentin Agossou Djènontin doivent rejoindre le rang des détenus, selon les différentes poursuites à leurs égards.

Au cas par cas, il est à noter qu’aucune preuve n’a été fabriquée contre x ou y, ces deux dernières années ou à l’arrivée du “régime rupturien“. Chacun d’eux est poursuivi pour des faits antérieurs ; autrement dit, ils sont rattrapés par leurs passés.

Parlant de détenus politiques, Talon et ses hommes pourraient interpeller autant qu’ils veulent de façon délibérée. A preuve, c’est ce même régime qui a exigé le remboursement des sous perçus dans la période électorale aux fossoyeurs du guichet unique. Pourquoi n’a-t-il pas engagé des poursuites formelles une fois que ceux-là aient restitués ces fonds ? Aussi, pourquoi n’a-t-il pas demandé des comptes à Boni Yayi qui a orchestré ces décaissements à des fins politiques ?

La thèse d’acharnement politique pourrait être avérée, si ce sont les “rupturiens“ qui accolent de faux faits aux soi-disant détenus politiques. Dans le cas d’espèce, on relève cependant, l’existence préalable de ces preuves dont le régime fait usage sans gène. C’est en réalité une manie stratégique de vaincre l’adversaire politique en toute rationalité. S’ils se réclament aujourd’hui détenus politiques, c’est qu’ils avaient donné, depuis hier, le bâton pour se faire abattre.

Il est en conséquence, inadmissible et inconcevable de traiter le régime en place de despote. Car, n’eu été son audace et sa détermination, des pilleurs de deniers publics circuleraient librement et interviendraient sur tout à l’accoutumée tout comme s’ils ont été Jésus de Nazareth sur toute la ligne. Or, cette République saigne à n’en point finir de cette culture rustique consistant à ne défendre que ses intérêts personnels au détriment de la couche sociale béninoise. Et bien, il faut que certaines autorités politico administratives servent de cobaye même si, la lutte contre la corruption est visiblement sélective sous la rupture.

TAC

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