C.I: le Cojep préoccupé par la réconciliation dont seul, Ado détient les clefs
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C.I: le Cojep préoccupé par la réconciliation dont seul, Ado détient les clefs

Le vice-président du Congrès panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples (Cojep), Diaby Youssouf a exprimé, vendredi dans une interview accordée à “NEWS AFRIKA“, la volonté manifeste de son parti et de toute l’opposition d’ailleurs, à prôner la paix en Côte d’Ivoire à travers la réconciliation des filles et fils ivoiriens. Cependant, il reste craintif sur l’engagement du président Alassane Dramane Ouattara qui détient les clefs de ladite réunification. Le panafricain a également donné sa lecture sur la gouvernance de Patrice Talon au Bénin, prodiguant quelques conseils à ce dernier.

Lire l’intégralité de son interview

NEWS AFRIKA“ : le ministre Charles Blé Goudé vous a tout récemment réitéré sa confiance ; quelles sont donc vos nouvelles charges sociopolitiques à ses côtés et dans quel projet s’inscrivent vos toutes prochaines actions ?

Diaby YOUSSOUF : merci. Je profite donc de votre interview pour remercier, mon frère, mon leader, le camarade président, le ministre, Charles Blé Goudé, pour cette confiance qu’il m’a témoignée. En tant que vice-président du parti chargé du grand nord, je prends la plénitude de cette nomination et espère être à la hauteur. Le premier objectif sera l’implantation du parti dans tout le Nord de notre pays la Côte d’Ivoire. Rassurez-vous, avec mon équipe, dans 6 mois, vous viendrez et nous ferons ensemble le 1er bilan. Nos adversaires nous regardent et encore une fois, permettez que ne déballe point notre stratégie d’implantation. Mais ce que vous devez retenir, c’est que nos parents du Nord sont contents de cette nomination et sont prêts à accueillir le parti dans nos différentes localités. Pendant longtemps, ils ont été « endoctrinés » mais aujourd’hui, ils ont soif de vérité.

Quelles sont selon vous, les actions fondamentales à poser en Côte d’Ivoire, dans l’avènement de l’élection présidentielle de 2020 au profit de la réconciliation escomptée et quelle sera votre partition ?

Déjà il faut une véritable prise de conscience de nos compatriotes à simplement tirer, les leçons de la crise qui nous a profondément divisé. Reconnaître que nous avons un seul et même pays, c’est pourquoi il serait opportun de se retrouver à une même table et discuter du devenir de notre pays. En effet, Il faudra rassembler tous ces grands leaders politiques que sont Gbagbo Laurent, Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé pour qu'ils mettent de côté leurs ambitions personnelles et ramener la paix en Côte d’Ivoire au nom de la cohésion sociale. Me concernant, aucun projet politique ne doit être au-dessus de cette ambition, celle de faire en sorte que nos frères se parlent de nouveau. Mon leader, le ministre CBG affirme également qu’il veut parler à la CI plurielle. C’est dans ce champ d’action que je m’inscris. Je suis prêt à jouer ma partition, celle d'être un instrument au service de la paix et de la réconciliation dans mon pays, la Côte d'Ivoire.

Quels sont selon vous, ces acteurs politiques et les nœuds qui constituent de nos jours, un obstacle à l’entente des filles et fils ivoiriens ?

Pour être honnête, c’est bel et bien le président de la République actuel, Mr Alassane Ouattara, c’est le 1er  ivoirien et c'est lui qui détient les clefs de la réconciliation...Nous autres étant opposants politiques (Cojep, Fpi, Pdci, etc...), malgré nos bonnes fois et nos volontés affichées d'aller à la réconciliation, si le chef de l'État actuel n'y est pas résolument engagé, ce sera un échec. Si les Militaires, prisonniers politiques ne sont pas libérés, si le reste des prisonniers politiques n'est pas affranchi, si les exilés ne rentrent pas dans la sérénité, le processus de réconciliation va certainement coincer quelque part. Or, c'est le gouvernement seul qui peut débloquer la situation et lever les obstacles. Alors qu’ils les lèvent donc pour que les Ivoiriens se retrouvent comme avant. Quand on veut vraiment la réconciliation, on avale les couleuvres comme l'ont fait, son Excellence le président Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé en son temps. Il n'y a pas d'autres alternatives.

Alternance ou non au sommet de l’Etat ivoirien en 2020; vos vœux et consignes au sein du Cojep

Pour faire vivre la démocratie et amorcer une vraie éducation au jeu démocratique en CI, l’alternance semble être une ligne de conduite appropriée. Les ivoiriens doivent pouvoir en toute responsabilité, choisir une alternative pour porter autrement leurs aspirations de cohésion, de paix et de développement. Aucun, je dis bien aucun sacrifice n'est trop grand pour la paix en CI. Lors de notre nomination dernière, le Cojep a reçu l’ordre par son premier responsable le ministre GBG, la mission d’ambassadeur. Il a affirmé ceci : "Au lieu d'être un couteau tranchant pour déchirer le tissu social déjà fissuré, chaque militant du Cojep doit être une aiguille pour coudre ce qui a été déchiré." En effet, cette mission est de recoudre avec une aiguille les parties déchirées de la Côte d’Ivoire. Autrement dit, tous les membres de notre parti se doivent de prôner la paix dans tous les milieux où, ils se trouveront. Donner des discours de pardon et surtout montrer à l’adversaire que nous pouvons faire la politique sans avoir recours à la violence. Mais également, non seulement chacun doit se sentir concerné par le processus de réconciliation et d'unification du pays, mais aussi, apporter sa pierre à cet objectif... Comment ? Simplement en changeant son langage envers ceux qui ne partagent pas nos idéaux politiques, ceux qui ne sont pas de notre bord politique, en évitant les discours qui ne feront qu’attiser la haine dans le cœur des ivoiriens.

Quel avenir politique pour le Cojep et son numéro un ?

Cette citation qui dit que : « Seul on va vite, mais ensemble, on va plus loin » prend tout son sens. Le Cojep est un parti politique d'avenir, nous devrions donc nous unir, nous militants de ce parti, pour en construire un grand parti politique dont le bastion sera notre pays la Côte d'Ivoire. Pour la Paix en CI, le Cojep porte un projet de société dont la cohésion de tous, fils et filles de ce pays est une valeur cardinale, non négociable. La réconciliation nationale, sans laquelle nul projet de développement ne peut prospérer, doit être la résolution principale du Cojep. Pour y arriver, il faut que notre Leader, Charles Blé Goudé, président du Cojep, rentre déjà en CI pour terminer le travail de réconciliation m² par m². Si un jour, nous arrivons au pouvoir, il s’agira de doter la CI d’institutions fortes, impersonnelles. Pour l’instant le ministre CBG n’est candidat à rien sauf à la paix et à la réconciliation.

Quelle est la résolution du Cojep pour la paix en C.I ?

Aucun, je dis bien aucun sacrifice n'est trop grand pour la paix en CI. Lors de notre nomination dernière le Cojep a reçu l’ordre par son premier responsable, le ministre GBG, la mission d’ambassadeur. Il a affirmé ceci : "Au lieu d'être un couteau tranchant pour déchirer le tissu social déjà fissuré, chaque militant du Cojep doit être une aiguille pour coudre ce qui a été déchiré." En effet, cette mission est de recoudre avec une aiguille les parties déchirées de la Côte d’Ivoire. Autrement dit, tous les membres de notre parti se doivent de prôner la paix dans tous les milieux où, ils se trouveront. Donner des discours de Pardon et surtout montrer à l’adversaire que nous pouvons faire la politique sans avoir recours à la violence. Mais également, non seulement chacun doit se sentir concerné par le processus de réconciliation et d'unification du pays, mais aussi, apporter sa pierre à cet objectif... Comment ? Simplement en changeant son langage envers ceux qui ne partagent pas nos idéaux politiques, ceux qui ne sont pas de notre bord politique, en évitant les discours qui ne feront que attiser la haine dans le cœur des ivoiriens.

Quels sont les grands chantiers du Cojep au profit de la Côte d’Ivoire et du continent africain ?

Les chantiers sont très vastes. Mais permettez qu’on ne dévoile pas toute notre stratégie aujourd’hui. Au moment opportun, nous le ferons savoir aux ivoiriens et africains qui épousent notre combat. Toutefois, le Cojep par son premier responsable se veut être un parti qui incarne la démocratie dans toute son entièreté. Le premier défit serait de réconcilier la Côte d’Ivoire et tous ses fils et par ricochet, que nos différentes actions servent d’exemple à tous les pays africains qui ont encore des difficultés à pratiquer la démocratie. Le Ghana est un exemple en matière de démocratie en pratiquant l’alternance démocratique, il ne faut pas donner raison à ceux qui pensent que la démocratie en Afrique est un leurre.

Quelle est la lecture du Cojep sur la politique béninoise et sur la gouvernance de Patrice Talon ?

Déjà, je profite de cette occasion pour féliciter le chef de l’État béninois, Patrice Talon, qui est arrivé à la tête du pays, il y'a de cela 3 années. Le Cojep est fier de l'alternance qui se passe dans ce pays. C'est un exemple patent pour nous que la démocratie est une réalité en Afrique. Avec Talon, les mentalités ont commencé à évoluer sur différents aspects. On peut même constater que la police ne rançonne plus les automobilistes, les faux diplômes traqués, les rendez-vous tenus par les médecins...Toutefois, nous avons des réserves sur les dernières législatives qui se sont déroulées sans la participation de l’opposition, les réseaux sociaux coupés. L’arrestation de journalistes, blogueurs et internautes. Cela risque encore de crisper davantage le climat des affaires dans ce pays. C'est pour cela, je pense que le parti au pouvoir doit tendre une perche pour apaiser et continuer d'initier le dialogue politique.

Qu’avez-vous envie de dire, un message à vos frères et sœurs ivoiriens en particulier et à ceux de l’Afrique en général ?

L’Afrique aujourd’hui est diverse, mais son passé la prédispose à s’unir et son avenir est dans la fusion. L’unité reste et doit être le maître mot. Réputée et prisée pour ses richesses minières, énergétiques, agricoles, minérales, etc… l’Afrique ne pourra réellement émerger que si, les Africains eux-mêmes participent pleinement à sa construction. Nous devrions assumer donc notre responsabilité dans le devenir du continent. Le bonheur de l’Afrique passera par les africains eux-mêmes. Il n’y a pas de miracle, seul le travail nous affranchira.

Réalisation: Anicet TIDJO

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