Crédit immobilier: le prestige de la BOA à terre pour non respect des lois bancaires
se rendre sur le site newsafrika.info
    
Crédit immobilier: le prestige de la BOA à terre pour non respect des lois bancaires

C’est un secret de polichinelle qu’aucun crédit immobilier au remboursement échelonné sur dix ans, ne peut avoir comme taux, plus de 6,5 ni ici au Bénin, ni sous d’autres cieux. Cependant, le duo bancaire, BHB-BOA a soumis des clients à un faux taux de 12% avec à la clé, d’énormes dols enfouis, dans un fameux contrat qui juridiquement, ne pèse rien. En conséquence, la Bank Of Africa s’autodétruit avec le dossier Edmonde Doris Alapini.

Par Nicole HADAGBA

La profonde impression doublée d'admiration et de respect qui suscitait la BOA au regard de ses environs 600 000 clients béninois n’est plus de mise en raison de sa caution morale donnée notamment pour faux et usage de faux ; pour association d’expropriation illégale d’immobiliers des clients et pour abus d’autorité.

Un contrat fallacieux contrat a été établi entre la BHB et sa cliente Edmonde Doris Alapini qui bénéficiait sur étude de dossier, d’un crédit immobilier de 180 millions de F CFA à rembourser sur dix ans avec un taux d’intérêt de 12% ; ce qui n’est pas du tout en conformité avec les lois et dispositions bancaires relatives à un crédit social : il faut être la BHB pour l’admettre et l’ériger en règle, jouant sur l’ignorance des clients.

Dame Alipini n’a pas eu à temps copie du fameux contrat, une fois signé par elle et la banque, bien qu’elle ait exprimé ce besoin ! “ De 2005, c’est en 2014 que j’ai eu le contrat“, a-t-elle révélé. Mention, elle a signé des documents sous réserve et en droit, les documents signés sous réserve sont nuls, si lesdites réserves ne sont pas levées.

L’exaction financière

Une énigme plane sur la crédibilité dudit contrat ! Par quelle alchimie le crédit immobilier principal est passé de 180 à 184 millions de F CFA en 48 heures alors que la cliente soutient avoir reçu un chèque de 180 millions de F CFA ? Par la suite, elle a constaté que les deux assurances estimées à 8 020 000 FCFA qu’elle a versées à la BOA n’ont jamais été souscrites. En conséquence, elle s’est vue gruger sur toute la ligne par une bande organisée, dans l’exécution de ce fameux contrat immobilier. Pour elle et sa défense, il n’y a jamais eu contrat du moment où, ces légèretés suscitées ont été commises à dessein!

L’indignation

La BOA a l’intention criminelle de déposséder sa cliente Edmonde D. Alapini de ses biens après avoir perçu 307 326 641 F CFA, soit avec un surplus de 127 326 641 F CFA sur un crédit de 180 000 000. C’est la preuve de ce que les ressources financières et matérielles des clients de la BOA ne sont pas à l’abri du vol institutionnel planifié.

De plein droit…

La victime est en droit d’abord et avant tout, de retirer son titre foncier pour avoir soldé avec surplus, le fameux crédit depuis 2014. A ça s’ajoute, un montant de 51 809 193, 32 f CFA soit, 8 020 000 représentant les deux assurances non souscrites et 49 789 193,32 f CFA de trop perçu sans oublier les dommages et intérêts générés par le faux et usage de faux qu’a orchestré la BHB-BOA.

Le duo bancaire BHB-BOA n’avait pas si tant d’ennuis à se créer s’il avait respecté la loi bancaire instituant un taux de 6,5 d’intérêt sur les crédits sociaux remboursables sur dix ans. Face à la gravité de l’acte révélé au grand public, la BOA ne sait à quel saint se vouer, attendant d’une part, la sentence de l’appel interjeté par sa cliente et d’autres parts, hésitant sur l’option d’une résolution amiable. Quoi qu’on dise, son masque de faux tombe déjà au Bénin et sera idem dans les sept autres pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Niger, Togo et Sénégal) de la sous-région ouest africaine où elle est implantée.

Finance