FAI: la forfaiture des entrepreneurs au Bénin
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FAI: la forfaiture des entrepreneurs au Bénin

Plus d’une dizaine d’entreprises ont été autorisées par l’État béninois pour la Fourniture d’Accès à l’Internet (FAI). Depuis lors, à peine trois d’entre elles s’évertuent véritablement à respecter les dispositions du cahier de charges à l’indifférence des autorités de régulation.

Par Anicet TIDJO

11 fournisseurs d’accès à l’internet sont contractuellement reconnus par l’État béninois. Parmi eux, seuls Bénin Télécom SA (BTSA), Omnium des Télécommunications et de l’Internet (Oti) et Isocel Télécom mènent leurs activités sur le terrain. Dans le rang des entrepreneurs privés, la plupart ne font pas encore usage de la licence. Bientôt trois ans à l’actif de l’avant-dernière vague des détenteurs de l’autorisation et rien n’est fait ; ceci en violation du point 2 de l’article 5 du cahier de charges fixant les conditions et modalités de fourniture d’accès à internet au Bénin qui stipule : « L’ouverture commerciale du service de fourniture  d’accès internet intervient dans un délai de six (06) mois suivant la date d’entrée en vigueur de l’autorisation ». On relève par ailleurs, l’indifférence de l’Autorité de Régulation des Communications Electriques et de la Poste (Arcep) qui n’a pas daigné interpeller ces promoteurs conformément à l’article 22 du même cahier de charges.

Les conséquences…

Bénin Télécom, la structure étatique est perçue de nos jours, comme une référence en matière de FAI sans que les usagers ne cernent la qualité ne l’efficacité du produit qui leur est vendu. On sait avec précision que Libercom également société étatique au même titre que BTSA est le dernier des cinq réseaux GSM au Bénin tout simplement parce que cette société peine à résister à la concurrence.

En terme d’octroi d’emploi, la dizaine d’entreprises détentrices de licences pourrait réduit le taux de chômage au Bénin en embauchant les jeunes diplômés dans le domaine des Communications Electriques si réellement lesdites entreprises s’installent et exercent comme cela se doit.

Le comble est que cette licence que convoitent plusieurs entreprises internationales pour faire des prouesses dans le secteur de la FAI, ne serait-ce que pour mieux servir les citoyens béninois, est délibérément rangée dans le placard de certains promoteurs dont le comportement suscite la question de savoir pourquoi ils ont postulé et gagné l’appel d’offre  à hauteur de 200 000 000 F CFA ?

Cet état de choses très déplorable nécessite l’application des textes par l’Arcep afin que les dispositions du cahier de charges soient scrupuleusement respectées. Le régime en place aussi ferait mieux d’assainir ce secteur s’il s’en tient à son slogan “Nouveau départ“ et surtout, favoriser la concurrence au niveau dudit secteur en élargissant le champ de la FAI aux internationaux. 

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