Bénin/DGPR: vers une implosion dévastatrice sous le Gal Hounnonkpè
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Bénin/DGPR: vers une implosion dévastatrice sous le Gal Hounnonkpè

Le Dg de la police républicaine, le général Hounnonkpè Nazaire a pris une décision qui remet en cause les dispositions d'un décret pris en conseil des ministres.  Il veut rétrograder 2/3 des officiers déjà proclamés admis, depuis près de 04 mois. Ce qui suscite grincement de dents dans le rang des éléments concernés.

Par Nicole HADAGBA

En application de la loi 2015-20 du 20 juin 2015, un certain nombre de décrets d'application avaient été pris avant l'avènement du régime de la rupture, dont le décret 2016-137 du 17 Mars 2016 portant Statuts particuliers des corps des personnels de la police nationale. Ce décret dispose entre autres, des conditions de reversement et de reclassement des policiers dans les nouveaux corps créés par la loi 2015-20. Alors, en ce qui concerne les ex-inspecteurs de police et officier de paix, il a été prévu des stages de formation complémentaire de 06, 09 et 12 mois, selon le grade, l'ancienneté et les diplômes capitalisés dans les anciens corps.

Les différents stages ont effectivement débuté, le 05 décembre 2016. Mais grande a été de constater que le stage a été transformé en concours.

Selon des sources bien introduites, sur instigation du Général Honnonkpè Nazaire, chargé de mission à la sécurité intérieure, un nouveau décret, en l'occurrence le décret 2017-353 du 19 juillet 2017 a été pris pour modifier et compléter le décret 2016-137. Ce décret stipule que désormais les inspecteurs de police et officiers de paix, déjà en pleine formation complémentaire, doivent nécessairement réussir à ce qu'il convient d'appeler désormais concours complémentaire avant de se voir attribuer leurs galons. Dans l'imbroglio, le décret 2017-353 supprime les stages de remise à niveau instaurés également au niveau des brigadiers de paix. Sacrifices désormais rendus inutiles.

Les règles du jeu ont été changées au cours du jeu. Néanmoins, dans l'ordre et la discipline, malgré le caractère préjudiciable du décret 2017-353, les inspecteurs de police et officiers de paix ont continué leur formation. Depuis janvier 2018, ces derniers ont satisfait à cette nouvelle exigence. Le dernier jury (stage de 12 mois) a délibéré et proclamé les résultats à l'instar des deux autres jurys (stage 06 mois et stage 09 mois). Mais Honnonkpè Nazaire, entre temps nommé Directeur général de la Police républicaine, prend du plaisir à s'opposer à l'application des textes.

Il faut préciser que depuis avril 2018, le président de la République avait déjà essayé de régler la situation en partie, en ordonnant le payement des salaires relatifs à ce reclassement. Mais aujourd'hui celui que les ex-policiers nationaux considèrent comme leur bourreau veut remettre en cause les dispositions d'un décret pris en conseil des ministres et s'active à remettre en cause des droits acquis. Il veut rétrograder 2/3 des officiers déjà proclamés admis depuis près de 04 mois.

On se demande si nous sommes toujours dans un État de droit. Non content d'avoir transformé un simple stage en concours, le DGPR remet en cause les travaux des ex DG de la Police Nationale et des nombreuses commissions de la Police Nationale. La question que se posent les citoyens et les ex-policiers est de savoir si le DGPR à qualités et prérogatives pour remettre en cause les travaux de la Police Nationale ? Est il DG de la Police Nationale ou celle républicaine ? Une chose est sûre, la gestion chaotique de ce dossier sera source d'une implosion dévastatrice qui va plomber la réussite de la Police républicaine

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