Présidence de la Cour constitutionnelle: une aubaine pour Djogbénou de corriger le tir
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Présidence de la Cour constitutionnelle: une aubaine pour Djogbénou de corriger le tir

Plusieurs observateurs avertis de la vie sociopolitique béninoise accordent peu de crédit aux rênes de la Cour Constitutionnelle qu’a pris, hier jeudi 7 juin 2018 Joseph Djogbénou. Et pourtant, c’est à cette étape de sa carrière politico professionnelle qu’il lui faut prouver aux béninois, sa culture du patriotisme.

Par Anicet TIDJO

Joseph Fifamey Djogbénou passe en observation pour les cinq prochaines années à la tête de la Cour constitutionnelle. Ce serait la toute première fois dans l’histoire juridico politique béninoise que les regards seront portés avec attention sur la Cour constitutionnelle, “version Djogbénou“ et ses potentielles décisions. Car, beaucoup sont pessimistes et craintifs sur la gestion que fera l’ancien garde des sceaux et avocat du président béninois.

Il y a quelques mois auparavant, l’actuel homme fort de la 6è mandature de la Cour constitutionnelle du Bénin s’est fait condamner pour méconnaissance de l’article 54 de la constitution, selon la décision DCC 17-082 du 13 avril de cette même Cour. Il a par ailleurs été désigné coupable par des proches du “régime talon“ pour la non recevabilité par le parlement, du projet de révision de la Constitution. Car, la commission qu’il a présidé soutient avoir proposé autres choses que ce que le pouvoir en place à soumis aux députés.

Depuis le six avril 2016, Me Djogbénou a renié les valeurs qu’il a toujours défendues en sa qualité d’acteur de la société civile et réputé homme de droit. Il a usé par exemple de tous ses moyens afin qu’on retire le droit de grève aux magistrats alors qu’il militait aux côtés de ceux-ci au moment où, le régime défunt –Yayi II- a exprimé la même intention. En tout état de choses, il a tout simplement été méconnu, ces derniers mois par ceux qui l’ont toujours cité comme exemple en termes de patriotisme.

Joseph Djogbénou doit tout à l’Etat béninois –journaliste, avocat, universitaire, député, ministre et président de la Cour constitutionnelle- et c’est le moment auquel la Nation béninoise attend en retour, tout de lui sur le plan du respect de l’Etat de droit et la vérification de la conformité des lois. C’est désormais à lui seul de faire la part des choses afin d’être aux pas des charges de sa promotion.

TAC

 

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