Kémi Séba déplore la manipulation par la France, des instances sécuritaires béninoises et ivoiriennes
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Kémi Séba déplore la manipulation par la France, des instances sécuritaires béninoises et ivoiriennes

Cotonou, le 28 mars 2019 -[NEWS AFRIKA]- Interpellé puis relaxé à deux reprises successives et respectivement en Côte d’Ivoire et au Bénin, le leader de l’Urgence panafricaniste (UP), Kémi Séba a révélé, mardi, lors d’une conférence de presse animée à l’Hôtel du Lac, l’influence des représentations françaises sur les instances sécuritaires africaines.

Par Nicole HADAGBA

C’est suite à une de ses mobilisations pacifiques à l’encontre du néocolonialisme, organisée en Côte d’Ivoire que Kémi Séba a été interpellé, mardi en remplacement de deux autres membres de son mouvement gardés, quelques heures auparavant par la direction ivoirienne de Sécurité territoriale. Les autorités ivoiriennes ont qualifié de trouble à l’ordre public les attaques idéologiques dont le président de l’UP fait victime la France.

De retour à Cotonou, le numéro 1 de l’UP a été accueilli par les éléments de la direction béninoise de Renseignement et du Territoire qui l’ont gardé à leur tour pour les mêmes interrogatoires, sinon la répétition de l’exercice fait en Côte d’Ivoire.

Selon les recoupements du panafricaniste Kémi Séba, les renseignements français sont les instigateurs de sa mésaventure heureuse ; laquelle confirme au passage ses accusations contre des dirigeants africains notamment, Alassane Dramane Ouattara, Macky Sall, Patrice Talon, le tout dernier à s’ajouter à cette liste en raison de la conséquence directe de l’agissement de son ministre de l’Intérieur. A-t-il révélé qu’il lui a été rapporté que les autorités sécuritaires de ses deux Etats ont rendu compte des interrogatoires aux représentations françaises en Côte d’Ivoire et au Bénin. En clair, il pointe son doigt accusateur sur la France qui, visiblement a donné de fermes instructions sur toute la ligne.

En conséquence, il a remis en cause cette soi-disant indépendance des Etats africains et qualifiés de préfets, des dirigeants africains aux ordres de la France, sinon marionnettes de cette dernière.

La démesure de Sacca Lafia

Le conférencier a révélé être menacé sur la restriction de sa liberté individuelle par Sacca Lafia, le ministre béninois de l’Intérieur pour qui Kémi Séba est un os dans la gorge des partenaires économiques français. Jugeant inconcevable cette menace, le leader UP entend l’assigner en justice.

Les membres de l’UP étaient en tournée africaine ordinaire dans le cadre des mobilisations pacifiques contre le néocolonialisme. Heureux de la réaction des autorités béninoises et ivoiriennes qui lui donnent largement raison, le président de l’UP a pris à témoin la jeunesse africaine qui doit apporter son jugement au moment opportun. A-t-il par ailleurs rappelé le sens de son combat fondé sur l’idéologie et le pacifisme auxquels, les gouvernants africains opposent violence et menace sous l’égide de la France.

TAC

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