Bénin: la BOA lâchement indifférente aux indignations de Edmonde D. Alapini
    
Bénin: la BOA lâchement indifférente aux indignations de Edmonde D. Alapini

Cotonou, le 25 septembre 2019 - [NEWS AFRIKA] - Victime de plusieurs dols dans un soi-disant contrat de crédit immobilier le liant à la BHB, rachetée par le Groupe BOA, Edmonde D. Alapini a exprimé son indignation par six différents courriers adressés au directeur général sans retour jusqu’à nos jours. Qui ne dit mot consent, dit-on !

Par Nicole HADAGBA

Acculée par la BOA qui était sensée la mettre en confiance, la cliente grugée, Edmonde D. Alapini a jugé utile de saisir par courrier, le directeur général qui est resté indifférent par rapport aux six correspondances successives. Ce mutisme n’est rien d’autre que de la lâcheté institutionnelle, nourrie de crainte et de l’irréversibilité des droits bafoués et des lois violées de façon délibérée

Et pourtant !

La victime a fait preuve de sincérité du début jusqu’à la fin malgré les dols ignobles. De quoi s’agit-il réellement ? En 2005, lorsque la cliente, Edmonde ALAPINI de la BHB d’alors, bénéficiait du crédit immobilier, elle a reçu un chèque de 180 millions de F CFA et il a été convenu un taux proportionnel de remboursement de 12% sur dix années. Elle n’a pas eu à temps copie du fameux contrat, une fois signé par elle et la banque, bien qu’elle ait exprimé ce besoin ! “ De 2005, c’est en 2014 que j’ai eu le contrat“, a-t-elle révélé. Mention, elle a signé des documents sous réserve et en droit, les documents signés sous réserve sont nuls, si les réserves ne sont pas levées.

Après avoir payé 307 326 641 F CFA, soit avec une différence de 127 326 641 F CFA, la BOA lui notifie un soi-disant “principal“ estimé à 149 412 707 FCFA à payer. Cette “ (…) banque a perçu, 30 587 293 FCFA comme principale et 276 739 348 FCFA comme bénéfice. Franchement, c’est du n’importe quoi“, a-t-elle conclu.

On constate le paiement de FCFA 307 326 641 de F CFA, pour un prêt de FCFA 180 000 000 de F CFA. On peut constater que le principal a été amplement payé, or ce paiement est une cause libératoire de la dette avec un surplus de FCFA 127 326 641.

Ce que dit l’article 18 de la BCEAO

‘’Les déclarations portent, en principe, sur le capital. Elles ne peuvent comprendre les agios que lorsque ces derniers sont difficilement isolables.

Aucune compensation ne doit être effectuée entre comptes débiteur et créditeur d’un même titulaire sauf, si celle-ci est effectuée en application d’une lettre de fusion. ‘’

Les dols qui attestent l’illégalité du contrat

A en croire la défense de la victime, ledit contrat est déjà remis en cause une fois que le taux est passé à deux chiffres (12%); ce qui n’est pas conforme au taux relatif à un crédit immobilier. Une énigme plane sur la crédibilité dudit contrat. Aussi, par quelle alchimie le crédit immobilier principal est passé de 180 à 184 millions de F CFA en 48 heures alors que la cliente soutient avoir reçu un chèque de 180 millions de F CFA ?

Par ailleurs, la cliente a constaté que les deux assurances estimées à 8 020 000 FCFA qu’elle a versées à la BOA n’ont jamais été souscrites. En conséquence, elle s’est vue gruger sur toute la ligne par une bande organisée, dans l’exécution de ce fameux contrat immobilier. Pour elle et sa défense, il n’y a jamais eu contrat du moment où, ces légèretés suscitées ont été commises à dessein!

L’appel de la victime

« Au nom du peuple Béninois, nous voulons une justice juste et équitable, et nous ne voulons pas que qui que ce soit, dépossède les biens acquis de nos parents, des pauvres, en créant, des déchéances fantaisistes, en violant, les droits de leur client, en violant les lois du commerce, les lois de L’OHADA, les droits de l’Homme. Dorénavant, ce serait notre combat, pour le reste de notre vie », a-t-elle lancé !

 

A l’envers de ces graves accusations, la BOA et son Directeur Général de la section béninoise, Sadio Cissé brandissent un silence coupable après avoir tendu les nerfs de la pauvre dame, de 2005 à nos jours. Que d’inquiétude sur le sort de ces milliers de clients d’ici et d’ailleurs qui se font, d’une manière ou d’une autre, spoliés de la sorte par une banque visiblement crédible jadis ! Vivement, ce combat qui porte l’empreinte de Edmonde D. Alapini est une lutte pour tous et pour toutes afin que jamais, qu’aucun pauvre analphabète ou pas ne soit grugé de cette manière indigne et désinvolte.

HAN

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