Bénin/Crédit immobilier: le Dg Boa négocie le silence de dame Alapini qui dénonce un abus de confiance
    
Bénin/Crédit immobilier: le Dg Boa négocie le silence de dame Alapini qui dénonce un abus de confiance

Acculé par la succession de courriers à lui adressés par la cliente Edmonde Doris Alapini, victime de plusieurs dols dans le fameux contrat de crédit immobilier le liant à la BHB d’alors, le directeur générale de la BOA-Bénin, Sadio Cissé a finalement réagi par correspondance. Il en résulte que ce dernier est avide d’argument susceptible de justifier point par point, l’exaction financière commise par son institution.

Par Nicole HADAGBA

En réponse aux multiples questions à lui posées par Madame Alapini, le Dg Cissé s’est juste contenté de lui rappeler notamment : que (ses) “engagements ont été déclassés en créances douteuses et litigieuses dans (leurs) livres“, conformément au dispositif prudentiel de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, (BCEAO), le 28 juin 2013 ; et qu’elle “a formellement interjeté appel contre le jugement avant dire droit numéro 080/19CH-CRIEES, rendu le 09 août 2019 par la chambre des criées du Tribunal de Première Instance de Cotonou“.

En conséquence, il a pour sa part, estimé qu’il faille, attendre l’issue du contentieux auprès des juridictions compétentes qui, jusqu’à présent, n’ont visiblement pas encore quantifié la nature des dols en question afin de mieux comprendre et de tabler sur le faux fait dès le départ par la BHB devenue BOA.

Si la réponse du Dg Cissé aux inquiétudes de dame Alapini se résument à ça, il est clair qu’il manque d’argument convainquant puisqu’à la dernière comparution au TPI de Cotonou, ces points d’ombre n’ont pas du tout été levés et c’est d’ailleurs eux qui justifient la nécessité de l’appel interjeté.

La dénonciation

La victime dénonce entre autres, un abus d’autorité ; le faux et usage de faux et une association d’expropriation illégale ; lesquelles dénonciations résultent des dols délibérément orchestrés par la mafia financière que couvre la BOA de nos jours.

Les dols

A en croire la défense de la victime, ledit contrat est déjà remis en cause une fois que le taux est passé à deux chiffres (12%); ce qui n’est pas conforme au taux relatif à un crédit immobilier. Une énigme plane sur la crédibilité dudit contrat. Aussi, par quelle alchimie le crédit immobilier principal est passé de 180 à 184 millions de F CFA en 48 heures alors que la cliente soutient avoir reçu un chèque de 180 millions de F CFA ?

Par ailleurs, la cliente a constaté que les deux assurances estimées à 8 020 000 FCFA qu’elle a versées à la BOA n’ont jamais été souscrites. En conséquence, elle s’est vue gruger sur toute la ligne par une bande organisée, dans l’exécution de ce fameux contrat immobilier. Pour elle et sa défense, il n’y a jamais eu contrat du moment où, ces légèretés suscitées ont été commises à dessein!

Il est inadmissible et inconcevable qu’on réclame la patience ou le silence momentané à une victime à qui on a autrement spoliés des millions de francs CFA, lui imposant le diktat de la main mise sur ses biens contre des faux frais encore attendus. Car, ces dols n’ont pas un autre qualificatif qu’un crime financier qui a besoin d’être su par tous les citoyens d’ici et d’ailleurs afin de mettre le holà à la saignée des pauvres et analphabètes. La BOA et son Dg Sadio Cissé finiront par comprendre que ce combat n’est pas que judiciaire, mais aussi une incitation à la fronde sociale.

HAN

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