Pandémie/Covid-19: craintifs, des béninois dénoncent la désinvolture d’un Talon optimiste
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Pandémie/Covid-19: craintifs, des béninois dénoncent la désinvolture d’un Talon optimiste

Des morts s’égrainent au quotidien, dans l’hexagone sous le diktat du corona virus qui constitue désormais, une menace permanente pour les pays sous-développés ayant un système sanitaire fragile. Face à cette pandémie insatiable, le “régime talon“ a pour sa part, pris certaines mesures préventives qui, à la lecture des béninois, sont carentielles.

Par Anicet TIDJO

Pour n’avoir pas décrété l’Etat d’urgence à l’égard de la catastrophe sanitaire due aux affres du corona virus, Patrice Talon, le président béninois est désormais la cible de critiques légitimes des béninois craintifs sur leurs sorts. En gros, il est reproché au président Talon et son gouvernement, la non-suspension des cours dans les écoles, collèges et universités béninois alors que le covid-19 en propagation, ne connait pas de frontière.

La sérénité dont fait preuve, le président béninois vis-à-vis de la pandémie d’actualité, inquiète ses compatriotes. Ces derniers l’expriment de diverses manières et par différents canaux. Beaucoup sont ceux qui parmi eux, se demandent le nombre de morts qu’attend Talon pour afficher sa fermeté ? Des leaders d’opinion ont carrément exhorté les apprenants et leurs parents à sécher les cours. Allusion faite  à Candide Azannaï, président du parti Restaurer l’Espoir et opposant au “régime talon“ qui exige la démission du ministre béninois de l’Enseignement.

Les enjeux financiers face au covid-19

La fermeture des écoles au Bénin est indiscutablement préventive, mais elle rimerait dans l’ordre normal des mesures protectrices avec l’interruption des activités administratives, l’arrêt du processus électoral en cours et dans lequel, des milliards de F CFA ont été engloutis, l’obturation des marchés, le verrouillage des bars et boites de nuit.… et donc l’option de confinement qui n’est rien d’autre que la paralysie générale de l’Etat béninois qui, aspirant au développement escompté, aurait tord de perdre des jours et des milliards par impatience !

La désinvolture relevée chez Patrice Talon et son équipe n’est rien d’autres que le fruit de la panique des populations. Car, si à l’heure actuelle, aucun béninois n’est victime de ce fléau, c’est que les mesures prises quand bien même visiblement insuffisantes, servent à quelques choses et canalisent le mal. En clair, l’hésitation du président Talon à paralyser le pays est à part entière responsable. Certes, il affiche assez d’optimisme face au danger, mais en homme rationnel qu’on lui connait, il décidera de la paralysie au moment opportun, si c’est ce qu’il faut pour endiguer la calamité.

Pour un Homme d’Etat de sa trempe, c’est du  caractère : la patience, l’observation, l’analyse et la formulation des résolutions avec à clé, leurs mises en œuvre sans faille. Cet état de choses, il l’a fait observer dans la crise frontalière avec le Nigéria : tout en subissant le diktat de son homologue Buhari, il amène ses concitoyens à ne plus dépendre du “kpayo“ dont il combat la commercialisation en douceur et sans dégâts matériels sur son territoire. En sommes, les étalages de fortune disparaissent d’eux-mêmes sans que les forces de l’ordre ne soient aux trousses des trafiquants de l’essence frelatée et le prix à la pompe, appelle les consommateurs.

Les béninois doivent apprendre à mieux connaitre leur président ou savoir faire son école en ayant la culture de la patience, le sens de l’observation des faits avant tout affolement inutile. Quatre ans après son accession à la magistrature suprême, ses résolutions relatives aux différentes crises et ses bonnes actions dépassent largement ses dégâts sociopolitiques et bien d’autres. On perdrait beaucoup en paralysant le pays à l’étape actuelle puisqu’il y aura à la fin des comptes, plus de peur que de mal. Rien de mieux ne se fait dans la panique et dans l’impatience.

TAC

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