UA : de la nécessité de mettre le holà aux désobéissances civiles de Jean Ping au Gabon
se rendre sur le site newsafrika.info
    
UA : de la nécessité de mettre le holà aux désobéissances civiles de Jean Ping au Gabon

Jean Ping, candidat malheureux à la présidentielle du 27 août 2016 au Gabon  a, à l’instar des dirigeants africains, adressé une correspondance de félicitations au président Français Emmanuel Macron. Il a usurpé la qualité de chef d’État gabonais ; une désobéissance civile anticonstitutionnelle, attentatoire et dégradante de l’image démocratique africaine.

Par Anicet TIDJO

À 75 ans de vie et 45 ans d’expérience au plan politique, Jean Ping délire au soir de sa carrière ! Alors qu’il n’avait que 30 ans en 1972, le président autoproclamé du Gabon, occupait déjà des postes politiques : fonctionnaire international à l’Unesco sur les dossiers de l’éducation, de la coopération en vue du développement et des relations extérieures ; délégué permanent du Gabon auprès de l’Unesco en 1978 ; directeur de Cabinet du Président Omar Bongo en 1984 puis, six fois ministres de différents portefeuilles, sous le même régime Bongo de 1990 à 1999.

Mieux, ex qualité de président de la commission de l’Union africaine, 2008-2012,  il détient une expertise avérée en matière de déroulement des scrutins au plan supra continental. En conséquence, tout candidat malheureux à une élection présidentielle peut se comporter de la sorte, mais s’agissant de Jean Ping, c’est tout sauf de la bonne foi ; une aberration juridico politique qui apetisse d’abord et avant tout, son image personnelle, celle qu’on lui a naïvement concédée des décennies durant. Venant de lui, c’est inadmissible et inconcevable ! Car, cet agissement vient multiplier par zéro toute la valeur à lui concédé pour avoir servi le Gabon et l’Afrique au  haut niveau. Il a été plusieurs fois, la voix la plus autoritaire aux termes des élections en Afrique et a même participé à plusieurs médiations post électorales internationales.

Aujourd’hui, c’est celui-là qui se comporte en demi-lettré en réfutant le verdict des urnes, certifié par le Conseil Constitutionnel gabonais. Or, il n’est pas sans savoir que même fraudée, une élection validée par la communauté internationale reste légitime dans tous les cas ! A-t-il oublié ses propres interventions en Côté d’Ivoire tout récemment ? Mieux, il était aux affaires quand Me Adrien Houngbédji s’est autoproclamé en 2011 président de la République au Bénin ; qu’est-ce que ça a donné ?

La réaction de l’Union africaine attendue

En tout état de cause, Ali Bongo Ondiba reste le seul et légitime président de la République gabonaise ! Dans la perspective de préserver l’image démocratique africaine et en l’occurrence, celle gabonaise, il y a urgence de ramener M. Ping  qui n’est craintif d’aucune institution, ni de mesures juridiques à la raison. Alpha Condé doit prendre ses responsabilités ! Car, M. Ping prend le peuple gabonais en otage ! Il peut bafouer l’autorité de Ali  Bongo, être irrespectueux des institutions de la République et de la communauté internationale simplement parce que si on le touche, il y aura soulèvement populaire.

Ceci n’est pas une stratégie sociopolitique, mais plutôt une incitation aux situations conflictuelles ! Il y a de ce fait, la manifestation d’une culture de la violence née des germes d’un goût effréné au pouvoir. Qu’est-ce que M. Ping n’a pas gagné des régimes de Bongo père au fils ? Il a fallu qu’il perde son poste de président de Commission à l’Union Africaine pour s’en prendre à Ali Bongo et s’investir opposant au régime dont il est familier. Jean Ping n’est alors pas cet homme de paix qu’on aurait cru tout ce temps. Vivement que force reste à la loi et qu’il accepte enfin son échec qu’il reconnait, mais qu’il ne digère pas ! Pour réussir cette mission au nom de la paix des Gabonais et Gabonaises puis des Africains, il lui faut faire l’effort méritoire d’aller réfléchir dans un endroit calme.

TAC

 

 

Politique