2021: le forcing de Yayi pour gratifier Talon d’un second mandat
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2021: le forcing de Yayi pour gratifier Talon d’un second mandat

Thomas Boni Yayi est le seul béninois qui sait mieux pourquoi et comment Patrice Talon a accédé à la magistrature suprême en 2016 au Bénin sans bien sûr, sa caution morale ! A peine s’est-il rassuré de sa quiétude sous le régime en place qu’il a repris avec ses maladresses sociopolitiques et cette fois-ci, pour favoriser la réélection du réformateur en 2021.

Par Anicet TIDJO

Si l’arrivée au pouvoir du président béninois, Patrice Talon est un malheur pour des béninois et bien, Boni Yayi lui, reste et demeure, celui par qui ledit malheur est venu ! Car, il a consacré les trois dernières années de sa gouvernance à publiquement éprouver son adversité personnelle à l’homme d’affaires d’alors en cavale, en raison des persécutions du “régime Yayi II“ qui voulait sa peau sous la houlette des dossiers d’Etat: tentative de coup d’Etat et tentative d’empoisonnement.

Il est admissible qu’on n’ait pas de nos jours, un président de la République répondant au nom de Patrice Talon, s’il n’y avait précédemment pas eu ces dossiers d’Etat. Et avant même cette étape, août 2012, le torchon brulait entre les deux au point où, il y a eu la médiation du sénégalais Amadou Diagne, président du Fogeca. C’est suite a cette médiation manquée que Patrice Talon a du prendre la poudre d’escampette et s’est réclamé exilé politique en France où, il a préparé son élection qu’il a remporté grâce à son promoteur involontaire, Boni Yayi.

Yayi, décidé à prolonger la peine des béninois !

Boni Yayi est décidé à prolonger la peine des béninois qui ne se retrouvent pas dans la gouvernance de Patrice Talon et de son gouvernement. Car, tant qu’il se mêle sans notion de mesure à la chose politique béninoise au profit de l’opposition, il suscitera davantage la défiance chez Patrice Talon et ses hommes. Or, ceux-là constituent une cohorte de gouvernants qui visiblement s’est organisée à tirer profit de la République autant qu’ils le peuvent et quelles que soient les manières. Des citoyens qui ont perdu des marchés, des affaires et mêmes leurs titres, grades et qualités sous la rupture, se verront simplement prolonger leurs peines quand Talon va démocratiquement briguer un second mandat ou passer le témoin à son dauphin.

Cet état de choses prend corps des errements sociopolitiques de l’ancien président béninois qui par la force des réalités politiques, se retrouve en position de la pire faiblesse ! Il joue au gouverneur de la “République septentrionale“ depuis sa présidence privée de Tchaourou ; il participe activement aux assises des FCBE, il court aux côtés de Sébastien Ajavon avec des indices de regret absolu ; il est allé exprimer ses compassions au président du Madep, Séfou Fagbohoun et autres. Tout ceci, dans le seul but de fédérer les forces de l’opposition contre le régime.

Et pourtant, Talon n’est pas un politique à gérer de la sorte ! Car, Boni Yayi a organisé les élections auxquelles a pris part son candidat “Zinli“, mais l’a perdu face à cet homme qui n’a pas utilisé les moyens de l’Etat pour battre campagne. Et comment comprendre et admettre préalablement qu’avec l’armée à ses côtés, la presse également, les moyens matériels et financiers de l’Etat, le camp Yayi pouvait perdre si banalement les élections ? En clair, Yayi doit savoir que tout l’a déjà quitté en politique et qu’il n’a pas le droit d’induire des béninois dans une seconde erreur.

Ce peuple ne doit plus continuer à subir des affres de la guéguerre Yayi-Talon ! Les deux continuent d’entretenir en leur sein, l’adversité et même la haine. Sinon, pourquoi n’a-t-on pas vu Talon aller vers Yayi prendre des conseils considérant sa qualité d’ancien président de la République ? Cependant, il prend conseil ailleurs en Afrique et dans l’hexagone, laissant celui-là qui lui a passé le témoin et qui connait mieux les réalités béninoises. Des deux, nul n’a assez tord et nul n’a assez raison, mais la sagesse et le bon sens appellent Boni Yayi à s’abstenir sur ses errements pour le bien de tous et de toutes.

TAC

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