Crédit immobilier: une mafia financière opère sous la houlette de la BHB/BOA-Bénin
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Crédit immobilier: une mafia financière opère sous la houlette de la BHB/BOA-Bénin

Cotonou, le 17 septembre 2019 - [NEWS AFRIKA] - La Bank Of Africa et sa cliente Edmonde D. Alapini sur la base d’un pseudo contrat truffé d’énigmes relatives notamment, au crédit immobilier principal passer de 180 à 184 millions de F CFA en deux jours, au taux de 12% sur crédit de l’habitat au lieu d’au plus 6% et à la non souscription de deux assurances à hauteur de 8 020 000 FCFA. Des prélèvements irréguliers etc., réclamant justice, la victime, saisit le gouverneur de la BCEAO, le président béninois pour la sécurité des biens du peuple africain et compte aller plus loin.

Par Nicole HADAGBA

Une mafia financière organisée sous la houlette de l’ancienne Banque de l’Habitat du Bénin, rachetée de nos jours par la Bank Of Africa a “grugé“ madame Edmonde Doris Alapini qui a bénéficié en 2005, d’un crédit immobilier de 180 millions de F CFA, selon une interview donnée par cette dernière, dans le numéro 136 du journal, “Nouvelle Economie“ publié, ce jour, 17 septembre 2019 et qui précise aussi que le service contentieux de la BOA s’est réservé de donner sa version des faits.

Les faits

En 2005, lorsque la cliente, Edmonde Alapini de la BHB d’alors, bénéficiait du crédit immobilier, elle a reçu un chèque de 180 millions de F CFA et il a été convenu un taux proportionnel de remboursement de 12% sur dix années. Elle n’a pas eu à temps copie du fameux contrat, une fois signé par elle et la banque, bien qu’elle ait exprimé ce besoin ! “ De 2005, c’est en 2014 que j’ai eu le contrat“, a-t-elle révélé. Mention, elle a signé des documents sous réserve et en droit, les documents signés sous réserve sont nuls, si les réserves ne sont pas levées.

Après avoir payé 307 326 641 F CFA, soit avec une différence de 127 326 641 F CFA, la BOA lui notifie un soi-disant “principal“ estimé à 149 412 707 FCFA à payer. Cette “ (…) banque a perçu, 30 587 293 FCFA comme principale et 276 739 348 FCFA comme bénéfice. Franchement, c’est du n’importe quoi“, a-t-elle conclu.

On constate le paiement de FCFA 307 326 641 de F CFA, pour un prêt de FCFA 180 000 000 de F CFA. On peut constater que le principal a été amplement payé, or ce paiement est une cause libératoire de la dette avec un surplus de FCFA 127 326 641.

Ce que dit l’article 18 de la BCEAO

‘’Les déclarations portent, en principe, sur le capital. Elles ne peuvent comprendre les agios que lorsque ces derniers sont difficilement isolables.

Aucune compensation ne doit être effectuée entre comptes débiteur et créditeur d’un même titulaire sauf, si celle-ci est effectuée en application d’une lettre de fusion. ‘’

Les dols qui attestent l’illégalité du contrat

A en croire la défense de la victime, ledit contrat est déjà remis en cause une fois que le taux est passé à deux chiffres (12%); ce qui n’est pas conforme au taux relatif à un crédit immobilier. Une énigme plane sur la crédibilité dudit contrat. Aussi, par quelle alchimie le crédit immobilier principal est passé de 180 à 184 millions de F CFA en 48 heures alors que la cliente soutient avoir reçu un chèque de 180 millions de F CFA ?

Par ailleurs, la cliente a constaté que les deux assurances estimées à 8 020 000 FCFA qu’elle a versées à la BOA n’ont jamais été souscrites. En conséquence, elle s’est vue gruger sur toute la ligne par une bande organisée, dans l’exécution de ce fameux contrat immobilier. Pour elle et sa défense, il n’y a jamais eu contrat du moment où, ces légèretés suscitées ont été commises à dessein!

L’appel de la victime

« Au nom du peuple Béninois, nous voulons une justice juste et équitable, et nous ne voulons pas que qui que ce soit, dépossède les biens acquis de nos parents, des pauvres, en créant, des déchéances fantaisistes, en violant, les droits de leur client, en violant les lois du commerce, les lois de l’Ohada, les droits de l’Homme. Dorénavant, ce serait notre combat, pour le reste de notre vie », a-t-elle lancé !

Il urge que l’opinion publique soit éclairée sur ce dossier financier de mauvaise puanteur qui remet en cause la crédibilité de la grande BOA qui a hérité des dérives et carences professionnelles de l’ancienne BHB !  Car, des milliers d’ignorants souffriraient ce martyre financier au grand bonheur d’agents indélicats et assoiffés de biens mal acquis. Dans tous les cas, Edmonde D. Alapini quant à elle, pense aller plus loin que possible afin que l’injustice financière soit corrigée.

HAN

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