Trafic des enfants: l’ANUB et l’ABUDN répondent à l’appel des âmes innocentes
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Trafic des enfants: l’ANUB et l’ABUDN répondent à l’appel des âmes innocentes

L’Association des Nations Unies au Bénin (ANUB) et l’Association des Béninois Unies en Diaspora au Nigéria (ABUDN) ont signé, samedi à Cotonou, un protocole d’accord visant renforcer la lutte contre le trafic transfrontalier des enfants.

L’accord de protocole consistant à récupérer, à rapatrier et à suivre les enfants béninois victimes de diverses maltraitances au Nigéria a été signé, ce samedi 10 mars 2018 à Cotonou entre l’ANUB et l’ABUDN. Cette démarche s’inscrit dans la perspective de la lutte contre le trafic des mineurs.

Des sources proches des deux parties, des milliers d’enfants béninois subissent la maltraitance chez les voisins de l’Est qui les utilisent à des fins économiques. Parmi eux, plus d’une centaine d’enfants ayant délibérément pris la poudre d’escampette a été récupérée puis rapatriée vers leurs géniteurs respectifs. Cependant, il a été observé la récidive au niveau de ces familles réputées pour ce trafic.

C’est pour corriger le tir que l’ABUDN a sollicité l’intervention d’ANUB qui désormais, doit assurer dans un premier temps, le suivi de ces enfants puis participer à leurs réinsertions scolaire ou professionnelle.

Pour ce faire, les deux parties ont convenu d’un partenariat, dont la signature, lance “le projet de suivi régional des mineurs béninois rapatrié du Nigéria“. À cette cérémonie officielle de signature d’accord, des associations sœurs intervenant dans diverses missions humanitaires ont été présentes ainsi que des autorités politico administratives.

Les interventions

Léonard Amoussougan, président de l’Anub s’est dit interpellé à plusieurs titres s’agissant de la souffrance dont sont victimes, des filles et fils béninois au Nigéria. A-t-il souligné que l’enfant appartient à Dieu et non à l’État, ni à ses géniteurs. En conséquence, il a fait savoir que celui qui maltraite un enfant à des comptes à rendre au seigneur Dieu. Par ailleurs, il a souligné que c’est la République qui est malade tant qu’un de ces constituants, l’enfant se porte mal. Du coup, il a demandé le soutient de l’État central qui est d’abord et avant tout, le premier concerné.

Pour Omoniyi Tohami Léon Ayodélé Taïwo, président l’ABUDN, c’est le départ d’une collaboration humanitaire qui fera grandi le Bénin et le Nigéria sur le plan de l’équité. À l’en croire, les ressortissants béninois n’ont aucune valeur auprès des autochtones nigérians qui font d’eux des martyrs. Le comble, l’Ambassade du Bénin et le Consulat général semblent incapables de les défendre. En somme, a-t-il indiqué que l’ABUDN  a défendu des centaines de béninois en passe d’être victimisé. Il a, pour sa part, exprimé des besoins se résumant au matériel roulant afin de couvrir au mieux le territoire nigérian ; la construction d’un centre d’accueil des enfants récupérés et des moyens de mobilisation adéquats.

Deux autres interventions ont marqué cette cérémonie de signature d’accord. Il s’agit des mots de soutien des représentants des ministres de la Famille et de l’Intérieur. Ils ont salué la démarche des deux associations et ont promis soutenir le projet de suivi régional des enfants béninois rapatriés du Nigéria. Ils ont souhaité que les deux parties les associent en tout et pour tout.

DEB 

Société