Conséquences du nouveau paysage politique au Bénin : ce que risque Charlemagne Honfo en refusant de démissionner du Prd
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Conséquences du nouveau paysage politique au Bénin : ce que risque Charlemagne Honfo en refusant de démissionner du Prd

La mise en application du nouveau code électoral a entièrement modifié le visage du  paysage politique béninois. La tenue à bonne date des législatives du 28 avril 2019 risquent de porter un sérieux coup à bien des partis et d’hommes politiques. Parmi ceux-ci, figurent en bonne place le Parti du renouveau démocratique et son porte-parole Charlemagne Honfo.

Par Cédric HOUNNOU

Selon nos sources proches de l’état-major du Parti Tchoko-Tchoko, des tractations sont fortement en cours au sein du Prd pour une vague de démission au profit des partis en lice pour les élections législatives, si rien n’est fait pour empêcher la tenue des élections du 28 avril 2019. La question de la démission des membres et cadres de ce parti est donc plus que jamais évoquée. A l’analyse, Charlemagne Honfo au regard du contexte politique actuel peut-il décider de déposer sa démission sur la table de son mentor politique, Adrien Houngbédji? Nos sources sont plutôt partagées sur la question. Pour certains, Charlemagne Honfo finira par claquer la porte du Prd si le parti est effectivement et définitivement écarté des élections législatives. Par contre, pour d’autres, il est hors de question que Charlemagne Honfo parte du parti à qui, il doit tout. Dans tous les cas, quand on met un coup de projecteur sur le porte parole du Prd, on constate que Charlemagne Honfo risquent trois choses fondamentales s’il refuse en son âme et conscience de ne pas démissionner du Prd.

Les ennuis judicaires restent le premier risque qui semble inéluctable pour l’homme de la commune de Sèmè-Podji. Il faut rappeler que dans le cadre des enquêtes judiciaires, Charlemagne Honfo a été déjà écouté par la Brigade criminelle une première fois avant d’envoyer son avocat le représenter une deuxième fois devant la même Brigade. C’est clair donc que la posture actuelle du Prd qui affiche des allures d’opposition risque de faire évoluer ces dossiers judiciaires, qui à tous égard arrange les partis soutenant les actions du président de la République. L’existence des ennuis judicaires pour Charlemagne Honfo appellera in so facto une autre conséquence directe pour l’homme. Il s’agit de la perte pure et simple de son fauteuil de maire. Les exigences du code électoral sont assez claires sur les conditions pour être candidat au poste de conseiller communal ou municipal. Il n’est nullement possible à une personne engagée dans une affaire judicaire d’être candidat à ce poste. En clair, en refusant de démissionner du Prd, Charlemagne Honfo risque de ne plus être maire en 2020. Déjà écarté de la huitième législature, le porte-parole, maire peut aussi perdre son fauteuil de président du conseil communal de la commune de Sèmè-Podji. Le troisième risque pour le maire, qui découle en réalité des deux autres est sans aucun doute le sacrifice de sa carrière et son avenir politique. Charlemagne Honfo peut rester Prd, mais il risque de ne plus pouvoir avoir un lendemain politique encore moins une carrière politique au cours des prochaines années. En tout état de cause, Charlemagne Honfo peut maintenait aviser et assumer. Wait and see…

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