30 ans de crimes financiers impunis à l’actif de la BOA-Bénin
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30 ans de crimes financiers impunis à l’actif de la BOA-Bénin

Lire le 33ème courrier incendiaire d’une victime

La Bank Of Afrika a célébré, le mois dernier, ses 30 ans d’existence au Bénin. En marge cet événement, les responsables de cette institution bancaire se sont vivifiés par le truchement d’un soi-disant “bilan élogieux“ qui n’a nulle part, évoqué les accusations de dols  dont elle fait objet.

Par Nicole HADAGBA

La BOA-Bénin a manqué une occasion solennelle d’éclairer l’opinion publique sur les accusations portées contre elle dans le dossier Edmonde Doris Alapini et qui ont pour noms : “abus d’autorité, faux et usage de faux, abus de confiance et association d’expropriation illégale d’immobilier“. Comment les responsables de la BOA peuvent retirer à dessein de leur soi-disant “bilan élogieux“, des faits à preuves qui les accablent au même titre que leur banque employeur ? Alors qu’ils sont incapables d’apporter des preuves contradictoires auxdites accusations, ils versent dans la sourde oreille, espérant manipuler les justiciers béninois pour se tirer d’affaires.

Les faits….

La cliente Edmonde Doris Alapini a bénéficié d’un prêt de 180 millions de francs CFA pour lequel un chèque lui a été délivré par le BHB d’alors. Juste 48 heures après que ce chèque de 180 000 000 de F CFA lui soit délivré, il a été mentionné dans le contrat, 184 000 000 de F CFA comme crédit initial.

La victime a constaté que les deux assurances estimées à 8 020 000 FCFA qu’elle a versées à la BOA n’ont jamais été souscrites. En conséquence, elle s’est vue gruger sur toute la ligne par une bande organisée, dans l’exécution de ce fameux contrat immobilier. Pour elle et sa défense, il n’y a jamais eu contrat du moment où, ces légèretés suscitées ont été commises à dessein!

C’est un secret de polichinelle qu’aucun crédit immobilier au remboursement échelonné sur dix ans, ne peut avoir comme taux, plus de 6,5 ni ici au Bénin, ni sous d’autres cieux. Cependant, le duo bancaire, BHB-BOA a soumis des clients à un faux taux de 12% avec à la clé, d’énormes dols enfouis, dans un fameux contrat qui juridiquement, ne pèse rien. En conséquence, la Bank Of Africa s’autodétruit avec le dossier Edmonde Doris Alapini.

Ce n’est pas pour rien que des clients payent à en point finir, leurs crédits immobiliers ! Pour de montants insignifiants, ils payent de leurs efforts pendant toute une carrière professionnelle et même dans leurs retraites. Et bien, ils se font voler déjà à la signature de contrat de crédit qui normalement, doit statuer sur un taux de 6,5 % pour dix années, s’agissant d’un prêt immobilier. A la proportion élevée du crédit, s’adapte le risque ne pouvoir pas payer et de se faire exproprier la garantie et donc, ses biens.

Réclamation

La victime est en droit de retirer son titre foncier pour avoir soldé avec surplus, le fameux crédit depuis 2014. A ça s’ajoute, un montant de 62 382 621, 542 f CFA soit, 8 020 720 représentant les deux assurances non souscrites et 54 361 901, 542 f CFA de trop perçu sans oublier les dommages et intérêts générés par le faux et usage de faux qu’a orchestré la BHB-BOA.

Ça fait plus d’une décennie que la BOA est incapable de brandir la preuve de souscription des deux assurances versées à hauteur de 8 020 000 FCFA ; mieux elle n’arrive pas à justifier comment le crédit immobilier principal est passé de 180 à 184 millions de F CFA en 48 heures alors que la cliente soutient avoir reçu un chèque de 180 millions de F CFA !

Le cas Doris Edmonde Alapini doit faire école à tous ceux qui sont clients de la BAO  et qui souffrent le martyr financier ou qu’ils sont sur la liste des prochaines victimes. Car, ce combat est pour tout un peuple grugé en douceur pendant des années dans l’impunité. Aujourd’hui, la BOA-Bénin n’a pas trouvé de réponse à une seule des 33 correspondances à elle adressées par la victime qui réclame justice. A peine, les 30 années d’existence célébrées que la BOA-Bénin doit comparaître, ce jeudi 05 mars 2020  pour répondre de sa forfaiture financière. Très déshonorant.

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