Dols-Crédit immobilier: en fuite de responsabilité, la BOA doit recadrer sa défense
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Dols-Crédit immobilier: en fuite de responsabilité, la BOA doit recadrer sa défense

Interpellée par la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest africaine suite à la plainte de la victime Edmonde Doris Alapini, la BOA-Bénin auteure “d’abus d’autorité, de faux et usage de faux, d’abus de confiance et d’association d’expropriation illégale d’immobilier“ fait fuite de responsabilité, attribuant la saisine d’immeuble et du titre de propriété à la justice béninoise. Ce faisant elle n’a pas su mieux renseigner sa défense répondant au nom de Me Simplice Dato qui lors, du procès du 05 mars dernier était à bout d’argument et s’est adonné à du dilatoire.

Par Nicole HADAGBA

Le soi-disant crédit principal de 149 412 707 f CFA sur lequel tablait le BOA-Bénin depuis l’ouverture du procès l’opposant à la cliente Alapini se révèle de nos jours, être une machination financière de la haute mafia et ne saurait être défendu à aucun niveau de juridiction sérieuse. Car, c’est lorsque le principal n’est pas soldé que la cliente est fautive et peut subir les rigueurs de la loi à cet effet. Or, pour un principal de 180 000 000 de F CFA, Madame Alapini a soldé 307 326 641 F CFA soit avec une différence ou surplus de 127 326 641 F CFA. S’il y avait toujours un principal, pourquoi la BOA-Bénin n’en a pas fait cas dans sa réponse à l’interpellation de la CB-UMOA ?

En outre, elle a confirmé avoir perçu 307 326 641 F CFA comme étant le montant total des échéances payées, comportant le crédit principal de “184 000 000 f CFA“ et les intérêts dus. Par cette déclaration écrite, tout est dit ! Mieux, le BOA-Bénin nie n’avoir pas respecté le contrat le liant à sa cliente et la non-souscription des assurances pour laquelle elle est incapable de brandir les preuves de payement. Par ailleurs, le désengagement ou la désinvolture de la BOA est établi lorsqu’elle se décharge sur la justice béninoise à qui il revient désormais, de rétablir la victime dans ses droits en lui restituant d’abord et avant, le trop perçu ; en levant l’hypothèque de son immeuble ; en lui rétrocédant son titre de propriété et en exigeant à la BOA, le payement des dommages et intérêts pour tout le tort fait à cette dernière de manière délibérée.

Me Dato dubitatif

Malgré que cette correspondance ait tout dit et oriente clairement la Cour sur le mal qui est fait à Madame Alapini, la défense de la BOA en la personne de Maître Dato Simplice, a pour sa part, inventé des interprétations dépourvues de bon sens dans l’optique de ressusciter d’autres lectures énigmatiques qui ont pour nom diversion et n’ont rien à avoir avec l’essentiel. Il convient malheureusement de retenir qu’il est incapable de prouver à la Cour,  comment un chèque de  180 000 000 f CFA peut être inscrit pour 184 000 000 f CFA dans les livres de la BOA. Il est aussi difficile pour lui de justifier le taux exorbitant de 12% appliqué dans ce faux contrat au lieu de 6,5 %. Dans ces conditions, il ne peut que verser dans du dilatoire.

Certainement qu’il y a un défaut d’information entre la BOA-Bénin et son avocat. Car, l’institution bancaire veut bien limiter ses dégâts financiers en déchargeant ses responsabilités aux juges, mais sa défense quant à elle, continue de soutenir le faux à l’égard de nouvelles donnes qui présagent l’épilogue de ce dossier malsain et truffé de discrédits.

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