Togo/Nouvelle législature: les réformes constitutionnelles comme défis unanimement prioritaires
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Togo/Nouvelle législature: les réformes constitutionnelles comme défis unanimement prioritaires

91 députés élus dont 59 pour le partir au pouvoir “UNIR“ et 32 pour l’opposition constituée par les partis “BATIR, NET, UFC, CPP, PCT, CLE, PDP, MPDD“, sont attendus à cette nouvelle mandature du parlement togolais, selon les résultats officiels de la CENI. Comme défis urgent à relever par les nouveaux parlementaires, les acteurs politiques togolais indiquent à l’unanimité, les réformes constitutionnelles.

Par Anicet TIDJO   

La politique togolaise amorce une nouvelle ère; celle des réformes constitutionnelles qui visiblement, constituent la mission phare de cette nouvelle mandature du parlement. Dans chaque Etat major, l’imminence desdites réformes est avérée ! Car, elles sont les points d’achoppement entre l’opposition togolaise et le régime Gnassingbé fils en place, depuis, le 04 mai 2005. 

Réformes et développement…

Les togolais pensent faire le pas vers le développement, mais il faut d’abord et avant tout, vider les questions de réformes politiques en suspens afin d’asseoir une atmosphère de prospérité socio-économique.

“Les enjeux de la prochaine législature, premièrement c’est les réformes“, a avancé, l’élu à Lomé sur le liste d’opposition NET, Vincent Kodzo Ameganvi, qui soutient que “la politique politicienne n’intéresse plus les togolais“, ajoutant qu’il “faut désormais aller au développement où, il reste beaucoup à faire“.

Pour Gilbert Bawara, ministre togolais de la Fonction publique, “la priorité des priorités de la nouvelle législature sera sûrement de voter et d’adopter les réformes constitutionnelles parce qu’il faut que cette question soit définitivement vidée et évacuée pour qu’elle ne continue plus à constituer un sujet de crispation ou qu’elle ne continue plus à cristalliser les débats dans le paysage et la vie politique togolaise“. Ceci permettra, à l’en croire, de “continuer à adapter l’édifice constitutionnelle aux évolutions de la société“.

Aussi, le porte-parole du gouvernement a soutenu que le Togo reste confrontée à plusieurs défis et enjeux d’ordre politique, économique et social ! En conséquence, a-t-il prémédité la vocation qu’auront ces nouveaux députés, appuyés par les autres institutions républicaine et démocratique pour relever dans l’immédiat, ces défis. Il urge pour lui “de revivifier et de revitaliser le dialogue politique togolais“

La réforme majeure attendue

La limitation de mandat présidentiel et le mode uninominal du scrutin à deux tours constituent la réforme majeure attendue ; laquelle divise exponentiellement la classe politique togolaise ! Cependant, les acteurs politiques proches du pouvoir expriment une sérénité affirmative sur l’aboutissement escompté : « Au moment où, des pays environnants ou d’autres Etats trouvent des formulent pour faire sauter le verrou des limitations des mandats, nous nous organisons pour introduire cette modification ; allez s’y chercher encore les raisons qui empêchent cet objectif », a indiqué James Sossou, député nouvellement élu sur la liste de la majorité, “UNIR“.

Tenues, le 20 décembre au Togo, les élections législatives annoncées au départ avec tant de torpeur sans aucune garantie sécuritaire ont reçu à l’arrivée, une approbation sans énigme de l’ensemble des missions d’observation ayant assisté au déroulement du scrutin. En clair, il y avait plus de peur que de mal ! Mention spéciale à la CENI et au pouvoir en place qui ont su relevé ce grand défi d’organisation sans faille majeure.

TAC

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